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Situation socio-humanitaire en territoire de Mahagi: La Caritas-Développement Mahagi-Nioka tire sonnette d’alarme!

La Caritas Développement Mahagi-Nioka a publié un rapport sur la situation sociale et humanitaire, qui prévaut en territoire de Mahagi, depuis le début de cette année 2020. Dans ce rapport, cette institution dresse un bilan de 321.974 déplacés internes, 384 personnes blessées et 142 personnes tuées ainsi que plusieurs écoles et structures sanitaires détruites.

Ce rapport qui date du 26 avril, présente en trois vagues la série des attaques qui ont secoué le Territoire de Mahagi.

Selon le texte, la première vague a touché la chefferie des Djukoth, respectivement le 28 décembre 2019 à Kasigbana et le 19 janvier 2020 Amee.

Le rapport situe, à partir du 16 avril 2020, les attaques les plus récentes et les plus récurrentes. Selon le texte, ce sont les chefferies de Panduru et Walendu Watsi qui en sont les victimes. « Dans la chefferie des Panduru, les groupements les plus touchés sont Rona( …) et Nioka (…..). En chefferie de Walendu Watsi, tous les trois groupements(…) sont touchés.« , rapporte le document signé Abbé Prosper RUGAMBA.

Le rapport précise que ces attaques ont jeté des miliers des personnes vers le territoire d’Aru, la Commune de Mahagi, Berunda ainsi que les autres coins calmes du le territoire Mahagi.

Pour le Document, la dernière vague des attaques concerne la chefferie des Anghal. Et le groupement Anghal II en est le plus touché, car totalement vidé de sa population.

Le rapport ajoute que subséquemment à ces attaques, plus de 7000 cases ont été incendiées et près de 3000 têtes de gros et petits bétails ont été pillés.

Le Document dénombre 23 écoles primaires incendiées, 26 écoles pillées et 5 écoles occupées par les déplacés. Ces écoles se situent dans les sous-division EPST d’Aungba et de Ngote.

Le rapport informe, enfin que, dans domaine de la santé, le Centre de Santé d ‘Awu, dans le zone de Santé Rimba, ainsi que 4 structures sanitaires de la Zone de Santé d’Aungba ont été incendiées.

Pour incise méthodologique, le rapport repose sur des missions d’évaluation, des rapports des responsables des structures sanitaires ainsi que les informateurs clés sur les déplacés, les personnes tuées et blessées.

Jean-Claude UBEGIU

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